Sommeil, haute pression et perte de poids

Article écrit par
Jérémie Béland_Kinésiologue_kinésithérapeute_naturothérapeute_Spécialiste Santé
Jérémie Béland, B.Sc. DESS FLT PN
Kinésiologue-Kinésithérapeute, Naturothérapeute

 

Pour la journée internationale du sommeil, le 17 mars 2017, voici un article sur le sommeil et les un déterminant important pour votre santé : la haute pression artérielle.

Sommeil vs. Haute pression

Plus le manque de sommeil est grand, plus votre système nerveux reste activé et stressé. Cela est une des pistes reliant le manque de sommeil à l’hypertension.

Étonnamment, les longues périodes de sommeil peuvent aussi être associé à l’hypertension. Les hypothèses sont le manque d’activité physique au courant de la journée, un sommeil de mauvaise qualité et de la fatigue au quotidien.

Selon la référence #3, le nombre d’heures de sommeil qui était le mieux concernant la pression artérielle était de 7h par nuit. Par contre, d’autres habitudes de vie pourraient modifier ce résultat.

Sommeil vs. Prise de poids

Au lieu de me répéter, je vais vous référer à notre autre article :

Perte de poids et Sommeil

Surpoids et Haute pression

Un mauvais sommeil augmente les risques d’hypertension.

Un mauvais sommeil augmente les risques de surpoids ou d’obésité.

Le surpoids est également un des facteurs de risque principaux pour la haute tension artérielle.

Donc, si on améliore le sommeil, cela aidera également à obtenir ou maintenir un poids santé, ce qui réduira les risques de haute pression.

Autres considérations

N’oubliez pas que pour la perte de poids, la santé est la pression artérielle, il faut aussi tenir compte de :

  • La digestion
  • La nutrition / alimentation
  • L’activité physique / entrainement
  • Le stress

 

Il est possible d’obtenir une consultation par Skype ou à nos bureaux de :

St-Jean-sur-Richelieu ou de Farnham

 

Références

  1. https://www.nhlbi.nih.gov/files/docs/public/heart/hbp_low.pdf
  2. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23173590
  3. Relationship between Duration of Sleep and Hypertension in Adults: A Meta-Analysis. http://dx.doi.org/10.5664/jcsm.5024

Cancer: le pesant prix d’être pesant

Écrit parentraineur-alexandre labelle - kinésiologue - nutrition

Alexandre Labelle B.Sc.

 

Pour souligner la journée mondiale contre le cancer, qui aura lieu le 4 février prochain, cette semaine on vous offre un article sur le sujet. De nos jours, le cancer est une des maladies les plus répandues. Si je vous demande si vous connaissez quelqu’un qui à déjà eu ou qui a présentement un cancer, il y a de très forte chance que vous me répondiez oui.

Mais vous êtes-vous déjà demandé si votre poids pouvait vous prédisposer à certains types de cancer?

Ce que la science et les experts en disent:

Selon une revue de littérature regroupant plus de 500 000 études publiées en 2007, « l’obésité est ou pourrait être la cause de plusieurs types de cancer »

Selon le Dr Richard Béliveau, à son passage à l’émission découverte à Radio-Canada:

« Il y a une corrélation très nette entre l’augmentation du poids corporel et l’augmentation du cancer. 60% des cancers de l’endomètre chez la femme sont associés à l’obésité. L’obésité triple le taux de cancer de l’œsophage et double le taux de cancer de la vessie, colorectal et du foie par exemple. Donc il y a un lien très très étroit qui s’est amplifié à cause de l’épidémie d’obésité à l’échelle mondiale. »

De plus, le Dr Walter Willet, un médecin réputé internationalement, professeur en médecine et président du département de nutrition de la prestigieuse Université Harvard, estime que l’obésité compte pour 15% à 20% des cancers en Amérique du Nord.

Quels cancer sont affectés?

Selon Cancer Research UK, être en surpoids vous place plus à risqué de développé ces 13 types de cancer:

cancer_obésité_poids_santé
Figure 1: http://www.cancerresearchuk.org/about-cancer/causes-of-cancer/bodyweight-and-cancer/how-being-overweight-causes-cancer

13 types de cancer:

  • Cancer de l’œsophage
  • Cancer de la thyroïde
  • Méningiome (type de cancer du cerveau)
  • Cancer des seins (post-ménopause)
  • Cancer du foie
  • Cancer de l’estomac
  • Cancer de la vésicule biliaire
  • Cancer du pancréas
  • Cancer des reins
  • Cancer des intestins
  • Cancer des ovaires
  • Cancer de l’utérus
  • Myélome (type de cancer du sang)

Selon L’institut américain de recherche sur le cancer il y a 10 types de cancer liés à l’obésité :

obésité_cancer_american institute for cancer research
Figure 2: http://www.aicr.org/learn-more-about-cancer/infographics/infographic-obesity-and-cancer.html?referrer=https://www.google.ca/

Il y aurait aussi 132 800 cas de cancers causés par un surplus de poids à chaque année aux États-Unis environ 69% de la population américaine serait en surplus de poids ou obèse.

Pourquoi l’excès de poids cause le cancer?

Dérèglements hormonaux

L’obésité peut engendrer plusieurs dérèglements des hormones.

Par exemple, les tissus adipeux peuvent produire une quantité excessive d’œstrogène et ainsi augmenter le risque du cancer du sein, de l’endomètre ou de certains autres types.

Les personnes obèses ont souvent des niveaux sanguins plus élevés d’insuline et de IGF-1, pouvant mener à une résistance à l’insuline et pouvant promouvoir le développement de certains types de cancer dont celui du pancréas.

Les personnes obèses sembleraient avoir plus de leptine, une hormone qui promeut la prolifération cellulaire, alors qu’elles auraient moins d’adiponectine, une hormone qui pourrait avoir des propriétés antiprolifératives.

Inflammation

Les personnes obèses ont souvent une inflammation chronique de bas niveau, souvent référée à une inflammation silencieuse. Elle est d’ailleurs associée à une augmentation des risques de développer un cancer.

Autres

Plusieurs autres mécanismes peuvent influencer le lien entre l’obésité et le cancer dont le stress oxydatif, les effets sur le système de NFk-b, le système immunitaire, le microbiote (flore bactérienne dans les intestins) ainsi que plusieurs autres.

Nutrition, activité physique, stress, sommeil et cancer

Les études sont unanimes, ces 4 habitudes de vies jouent un rôle primordial dans la lutte contre le cancer et contre l’obésité.

Pour en savoir plus sur la nutrition, l’activité physique, le stress et le sommeil, consultez nos articles sur le sujet.

Pour en savoir plus sur les liens entre les habitudes de vie et le cancer, le Dr Richard Béliveau a écrit un excellent livre sur le sujet; Prévenir le cancer. Il en a aussi écrit un directement sur la nutrition et le cancer; Les aliments contre le cancer.

 

Références

https://www.cancer.gov/about-cancer/causes-prevention/risk/obesity/obesity-fact-sheet

http://www.cancerresearchuk.org/about-cancer/causes-of-cancer/bodyweight-and-cancer/how-being-overweight-causes-cancer

http://www.cancer.net/navigating-cancer-care/prevention-and-healthy-living/obesity-and-cancer/obesity-weight-and-cancer-risk

https://www.cancer.org/cancer/cancer-causes/diet-physical-activity/body-weight-and-cancer-risk/effects.html

http://wcrf.org/int/research-we-fund/continuous-update-project-cup/second-expert-report

http://www.cancercare.ns.ca/site-cc/media/cancercare/obesity%20in%20canada.pdf

Giovanni De Pergola* and Franco Silvestris, Obesity as a Major Risk Factor for Cancer, J Obes. 2013; 2013: 291546. Published online 2013 Aug 29. doi:  10.1155/2013/291546

La sérotonine et le 2e cerveau

Écrit par Jérémie Béland, B.Sc., D.E.S.S.

 

C’est l’été et on est heureux! Prenez le temps de profiter du soleil, de faire des activités à l’extérieur et d’avoir du plaisir. Saviez-vous que le niveau de sérotonine, neurotransmetteur et hormone reconnue pour ses effets de bien-être, augmente dans le corps lorsque les périodes d’ensoleillement s’allongent(8). Voilà une des raisons pourquoi beaucoup de gens aiment l’été et qu’ils sentent un regain d’énergie. Profitez donc des terrasses pour faire le plein de soleil et de vitamine D par le fait même… mais sans les boissons alcoolisées s’il vous plaît! 😉

 

 

Il y a justement une étude qui démontre que chez les alcooliques, le taux de protéine de transport de la sérotonine serait plus faible que le reste de la population(9). Voilà donc une bonne raison de boire avec modération cet été.

Certains d’entre vous se demandent peut-être qu’est-ce que le deuxième cerveau du corps? Il y a deux systèmes nerveux : le système nerveux central, comprenant le cerveau et la moelle épinière, et le système nerveux entérique.(7) Ce deuxième, le système gastro-intestinal, est souvent caractérisé comme le deuxième cerveau, puisqu’il contient 100 millions de neurones(1,2). De plus, l’intestin est le seul organe du corps à avoir son propre système immunitaire indépendant(2). L’intestin contient aussi 10 fois plus de micro-organismes que de cellules humaines(7), soit 100 trilliards de bactéries.(2) On peut donc pratiquement dire que notre corps est constitué en majorité de micro-organismes et non de cellules.

En sachant cela sur vos intestins, ce n’est pas étonnant qu’ils puissent avoir un si grand impact sur votre corps, tant physique que mental.(7) Vous avez peut-être déjà remarqué que lorsque vous vivez un stress psychologique, votre digestion était moins efficace. C’est parce que le stress modifie le micro biome (ex. bactéries) de l’intestin en éliminant les bactéries bénéfiques au corps.(2) Cependant, l’inverse est aussi vrai selon Emeran Mayer, professeur au UCLA (University of California, Los Angeles). Selon lui, si quelque chose va mal au niveau des intestins, ce changement se reflètera au niveau du cerveau également.(3,7) Une mauvaise digestion peut donc amener du stress, de l’anxiété ou des symptômes dépressifs.(7)

Vos intestins vous semblent possiblement très différents tout à coup. Toutefois, il reste à établir le lien entre ce deuxième cerveau et la sérotonine. Souvent, quand on pense à la dépression, on pense à la sérotonine et au cerveau. Toutefois, les bactéries des intestins produisent plusieurs molécules neurochimiques comme la GABA, la sérotonine, la norépinéphrine, la dopamine, l’acétylcholine et la mélatonine.(2) En effet, 95% de la sérotonine du corps est produite et présente dans les intestins(1,2,3,4,7) et seulement 2 à 3% de la sérotonine se retrouve dans le cerveau.(3) Plusieurs études faites sur des souris démontrent que le changement des bactéries dans les intestins influence l’humeur et l’attitude générale des souris.(2)

Concrètement, que fait la sérotonine? :

  • Régule le péristaltisme intestinal (vitesse du transit) (4,6)
  • Affecte la quantité de fluide/mucus sécrété par les parois intestinales (6)
  • Affecte la sensibilité des intestins pour la douleur et les ballonnements (6)
  • Procure une sensation de bien-être

Certaines études suggèrent que les gens avec un faible niveau de sérotonine pourraient être plus enclins à la fibromyalgie et que cela pourrait aussi interrompre votre sommeil. Un manque de sérotonine est associé à des symptômes dépressifs et anxieux.(6) Effectivement, selon une étude du British Journal of Nutrition, une prise de probiotique de 30 jours contenant certaines souches de bactéries bénéfiques tend à diminuer l’anxiété et la dépression des sujets.(2)

Prenez donc soin de votre système gastro-intestinal et des micro-organismes, car ils peuvent influencer une multitude de choses, dont :

  • Les fonctions du système immunitaire
  • L’expression génétique
  • Le diabète
  • L’obésité
  • L’autisme

Pour mettre toutes les chances de votre côté afin de profiter du sentiment de bien-être qu’offre la sérotonine, vous devez bien vous alimenter. Cela signifie de manger des aliments biologiques, frais et locaux, de la viande d’animaux élevés humainement et de prendre des probiotiques.(7) Assurez-vous d’avoir dans votre alimentation assez de protéines, particulièrement d’un acide aminé essentiel, le tryptophane. Celui-ci est précurseur de la sérotonine et il pourrait donc diminuer les symptômes dépressifs, surtout chez les sujets à risque ou ayant déjà pris des antidépresseurs.(5) Les fruits de mer, les œufs, la plupart des viandes et des noix et graines sont une bonne source de tryptophane.

En conclusion, mangez bien, faites de l’activité physique, dormez bien, gérez votre stress et ayez du plaisir. Vos deux cerveaux en seront bien heureux!

 

Références

  1. http://www.scientificamerican.com/article/gut-second-brain/
  2. http://www.apa.org/monitor/2012/09/gut-feeling.aspx
  3. http://www.huffingtonpost.com/lissa-m-cowan/how-trusting-your-gut-can_b_4312635.html
  4. Gershon, M. & Tack, J. The Serotonin Signaling System: From Basic Understanding To Drug Development for Functional GI Disorders. Gastroenterology 2007;132:397–414
  5. http://www.precisionnutrition.com/how-to-fight-depression-naturally-with-nutrition
  6. http://www.healthline.com/health/irritable-bowel-syndrome/serotonin-effects#1
  7. http://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2013/06/20/gut-brain-connection.aspx
  8. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12480364

Storvik M, Tiihonen J, Haukijärvi T, Tupala E Lower serotonin transporter binding in caudate in alcoholics. Synapse. 2006 Mar 1;59(3):144-51.